Lorsque le langage et la vie deviennent absurdes, le nihilisme nous sauve

Date

2020

Authors

Greenwood, Robin

Journal Title

Journal ISSN

Volume Title

Publisher

Guillemets : revue étudiante d’études francophones

Abstract

Le dictionnaire Le Petit Robert définit l’absurde comme ce qui est « contraire à la raison, au bon sens, à la logique ». Tenter de trouver du sens en quelque chose d’absurde est absurde en soi. Et au début, plusieurs critiques ont constaté que les recherches du sens des premières pièces dans le style du théâtre de l’absurde étaient absurdes eux-mêmes. Mais comme c’est la nature humaine, on a réussi à trouver un sens à de telles pièces. Comme dit le critique Vivian Mercier, En attendant Godot de Samuel Beckett est une pièce dans laquelle « nothing happens, twice »; on voit souvent dans des pièces du théâtre de l’absurde que l’intrigue est presque inexistante. De la même manière, rien n’est dit, deux fois. Le langage, un outil de communication et d’expression, est complètement déformé dans cette pièce, à tel point qu’il perd toute son utilité et son sens. Il est réduit aux répétitions, aux malentendus et finalement au silence. Cependant, c’est précisément dans cette perte du sens du langage qu’on trouve ce qu’on peut tirer du texte de Beckett. L’écrivain présente des personnages nihilistes (selon la définition de Nietzsche), c’est-à-dire des personnages qui croient encore en quelque chose — dans ce cas, Godot — face à l’absurdité de leur monde, afin de critiquer un mode de vie absurde et routinière, ainsi que l’emploi non réfléchi du langage.

Description

Keywords

travaux universitaires

Citation

Greenwood, R. (2020). Lorsque le langage et la vie deviennent absurdes, le nihilisme nous sauve. Guillemets : revue étudiante d’études francophones, 1(1), 38-47.